Témoignage

Journée internationale des droits des femmes : Nous ne reculerons pas !

Mali
Publié par : Koffi Serge ZOHOU

Les droits des femmes relèvent d’un enjeu de justice sociale, au-delà des seuls processus politiques. Il est temps de renforcer les actions, miser sur le partage d’expériences et des leçons apprises, et d’insuffler un nouvel élan à la lutte.

Article rédigé par Koffi Serge Zohou, en mandat de volontariat pour le projet FIERES.

Ce 8 mars 2026 sera célébrée la journée internationale des droits des femmes et des filles, sous le thème « Droit. Justice. Action ». Dans le cadre de cette manifestation, des millions de personnes seront mobilisées pour sensibiliser, éduquer et agir pour les droits des femmes dans le monde.

Que ce soit par le biais des conférences ateliers, de tribunes de partage ou d'autres actions participatives, les contenus suivront tous le même classique : l'état des lieux des avancées de ces dernières années, les défis qui restent à relever et les stratégies pour continuer la lutte pour l'éradication des discriminations sexistes. 

Autant il faut élever la voix, autant il faut renforcer les stratégies et les actions pour véritablement briser les codes et déconstruire les préjugés, en vue de baliser le chemin pour une société plus égalitaire entre les hommes et les femmes.

Sur ces dix dernières années, les avancées constatées ici et là dans le cadre de la promotion des droits des femmes, sont à mettre au crédit de deux stratégies notamment l’autonomisation économique et sociale des femmes et la participation des femmes aux sphères publiques de prises de décision. Les résultats sont encourageants et ont permis à beaucoup de femmes de changer leur histoire et d'envisager l'avenir avec optimisme dans des communautés où elles peuvent désormais jouer leur partition aux côtés des hommes.

Le CECI et la Fondation Paul Gérin-Lajoie ont prioritairement misé sur cette approche dans ces différentes zones d’intervention dans le monde pour accompagner les structures de femmes.

En Afrique subsaharienne, des témoignages et récits recueillis auprès des femmes et filles, au Mali, au Bénin, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée Conakry ou aussi en RDC, ont montré des impacts positifs et des changements significatifs dans la vie de ces dernières.

Du renforcement du pouvoir économique des femmes pour s'affranchir de la dépendance financière en passant par l'initiation des activités génératrices de revenus, des actions de renforcement de capacités ou d'éducation-formation pour un engagement social dans leur communauté sans oublier l'accompagnement pour une adaptation résiliente aux changements climatiques, le CECI et la Fondation Paul Gérin-Lajoie ont accompagné des milliers de femmes pour changer leur quotidien.

Au Bénin, la Présidente d'une association de plus 800 femmes étuveuses de riz déclarait en substance : « Avant, on n’arrivait pas à faire de grandes quantités de riz mais avec les changements opérés, on obtient de grandes quantités et les femmes ont beaucoup de bénéfices ce qui change leur vie »

Au Mali, Dans le cadre du Projet FIERES Filles et éducation résilientes, financé par Affaires Mondiales Canada et réalisé par la Fondation Paul Gérin-Lajoie et le CECI avec ses partenaires maliens, Fatoumata, une jeune fille de 13 ans qui a pu aller à l'école grâce au projet observait : « aller à l'école, c’est se préparer pour un meilleur avenir, maintenant et pour le futur. À forger ma personnalité afin d'aider mes parents, ma communauté et même mon pays ».

Mme Aicha, Directrice d'établissement en Guinée Conakry témoigne en ces termes : « Aujourd’hui, les jeunes filles formées arrivent à se lancer dans l’entrepreneuriat dans des secteurs dominés par des hommes. Le projet m'a permis d'être indépendante, d'être un modèle pour les jeunes filles… la force de CECI est que le CECI tient compte du genre… »

En RDC le Projet Femmes en action, financé par Affaires Mondiales Canada, porté par la Fondation Paul Gérin-Lajoie en partenariat avec Jane Goodall Institute-RDC, le Pilier aux femmes vulnérables actives (PIFEVA), la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable (CFLEDD), et la plateforme Diobass et Caritas Goma, a renforcé l’'autonomisation des femmes et des jeunes filles, leur adaptation aux changements climatiques et la protection de la forêt.

Ces témoignages illustrent que la résolution des questions d’inégalité entre hommes et femmes, en dehors des processus politiques, passe aussi par un accompagnement de proximité des femmes, la prise en compte du genre dans tous les domaines et du mentorat pour faire éclore leur leadership et les pousser à s’engager dans le processus de développement de leur communauté. Elles ont la capacité, la compétence et le talent tout autant que les hommes à construire un monde plus sûr et plus inclusif.

« Il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir en tant que femmes », disait Michelle Obama.

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