Projet terminé

Riposte à Ebola dans l’ouest de la Guinée

Guinée
Droit à la santé
Date

Juillet 2015 à Avril 2016

Contribution financière

1 404 928 US$

(OFDA- USAID)

Partenaire de consortium

Direction préfectorale de la santé de Boffa et de Boké

Impact pour

507 809 personnes

Le projet vise à ralentir la propagation du virus Ebola et, à terme, éradiquer l’épidémie, dans deux préfectures de l’ouest de la Guinée. Les actions menées ont pour objectif, d’une part, de sensibiliser les populations au processus de contamination du virus et aux mesures de prévention, d’autre part de fournir aux communautés le matériel d'hygiène et de prévention de base nécessaires pour freiner la transmission du virus. Ce projet de 9 mois poursuit les objectifs d’un précédent projet du CECI, débuté en novembre 2014, qui mettait l’emphase sur la distribution de kits de lavage de mains aux ménages et dans les lieux publics.


Briser la chaine de contamination par l’hygiène et la sensibilisation

Le projet met l’accent sur l’amélioration des pratiques d’hygiène, notamment grâce à un programme de distribution de savons et de kits sanitaires encadré par des campagnes de promotion des bonnes pratiques. Il a permis la distribution de 900 000 pains de savon à 50 000 ménages ayant reçu des trousses de lavage des mains lors de la première intervention du CECI à Boké et à Boffa, l’année précédente (projet mené en consortium avec Relief International et financé par OFDA/ USAID).
Le renforcement de la sensibilisation communautaire s’est fait au travers de nombreuses actions de communication : organisation de plus de 1300 causeries éducatives, diffusions de messages d’information homologués sur les ondes des radios communautaires et nationales, émissions interactives, distribution de dépliants informatifs et d’outils promotionnels (T-shirts, casquettes), etc. Des animations dans les lieux publics, des pièces de théâtre avec des artistes locaux ou encore des visites porte-à-porte ont également été organisées. Les caravanes de solidarité, sillonnant l’ensemble du secteur ciblé et s’arrêtant dans chaque village, ont permis de sensibiliser plus d’un demi-million de personnes.


Une approche culturellement appropriée

Conscients que les croyances culturelles, les pratiques comportementales et la résistance des communautés favorisent la transmission de la maladie (en contribuant notamment à la maintenir cachée), les intervenants du projet emploient une approche de sensibilisation culturellement appropriée. Le projet encourage les communautés à adopter des pratiques de funérailles et d’inhumation sûres et sécurisées, le lavage régulier des mains au savon, ainsi que l’utilisation de savon fabriqué localement comme substitut au savon Djama (ce qui a pour effet de minimiser la contamination par contact physique). Les populations sont en outre encouragées à signaler les cas suspects aux organismes de santé.


Mobilisation sociale et communautaire

La mobilisation sociale et la formation d’agents communautaires pour une surveillance épidémiologique active étaient parmi les mesures clés du projet.

Mené en partenariat avec les autorités locales, l’essentiel des activités a consisté à créer des synergies entre les différents intervenants et renforcer les groupements des jeunes et les associations de femmes afin que ces groupes dirigent eux-mêmes les efforts de mobilisation sociale dans les préfectures ciblées, y compris les zones difficiles à atteindre dont les îles très isolées de Boké et Boffa.
Le volet de renforcement des capacités des acteurs locaux, la formation de leaders d’associations, de femmes, de jeunes et d’enseignants a touché plusieurs centaines de personnes. Les membres de plus de 175 associations ont bénéficié de formations concernant la surveillance épidémiologique, l’hygiène, la pratique d’enterrements dignes et sécurisés ou l’application des techniques d’identification des cas suspects. Près de 300 animateurs communautaires et agents communautaires de veille au niveau des débarcadères (assurant la surveillance des quais) ont été formés et disposent désormais de compétences avérées en matière de mobilisation sociale.



Des résultats qui comptent

1 800 000

morceaux de savon distribués aux ménages, dans les lieux publics et auprès des entités les plus vulnérables (orphelinats, églises, mosquées, mairies, structures sanitaires, prisonniers, etc.) 

374 824 (dont 190 508 femmes)

Nombre de personnes touchées par les 154 séances de sensibilisation de masse réalisées par les animateurs, agents communautaires et associations diverses

193

« Clubs Wash », destinés à la sensibilisation à l’hygiène, redynamisés et fonctionnels dans les écoles primaires

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