Projet terminé
(OFDA- USAID)
Le projet met l’accent sur l’amélioration des pratiques d’hygiène, notamment grâce à un programme de distribution de savons et de kits sanitaires encadré par des campagnes de promotion des bonnes pratiques. Il a permis la distribution de 900 000 pains de savon à 50 000 ménages ayant reçu des trousses de lavage des mains lors de la première intervention du CECI à Boké et à Boffa, l’année précédente (projet mené en consortium avec Relief International et financé par OFDA/ USAID).
Le renforcement de la sensibilisation communautaire s’est fait au travers de nombreuses actions de communication : organisation de plus de 1300 causeries éducatives, diffusions de messages d’information homologués sur les ondes des radios communautaires et nationales, émissions interactives, distribution de dépliants informatifs et d’outils promotionnels (T-shirts, casquettes), etc. Des animations dans les lieux publics, des pièces de théâtre avec des artistes locaux ou encore des visites porte-à-porte ont également été organisées. Les caravanes de solidarité, sillonnant l’ensemble du secteur ciblé et s’arrêtant dans chaque village, ont permis de sensibiliser plus d’un demi-million de personnes.
Conscients que les croyances culturelles, les pratiques comportementales et la résistance des communautés favorisent la transmission de la maladie (en contribuant notamment à la maintenir cachée), les intervenants du projet emploient une approche de sensibilisation culturellement appropriée. Le projet encourage les communautés à adopter des pratiques de funérailles et d’inhumation sûres et sécurisées, le lavage régulier des mains au savon, ainsi que l’utilisation de savon fabriqué localement comme substitut au savon Djama (ce qui a pour effet de minimiser la contamination par contact physique). Les populations sont en outre encouragées à signaler les cas suspects aux organismes de santé.
La mobilisation sociale et la formation d’agents communautaires pour une surveillance épidémiologique active étaient parmi les mesures clés du projet.
Mené en partenariat avec les autorités locales, l’essentiel des activités a consisté à créer des synergies entre les différents intervenants et renforcer les groupements des jeunes et les associations de femmes afin que ces groupes dirigent eux-mêmes les efforts de mobilisation sociale dans les préfectures ciblées, y compris les zones difficiles à atteindre dont les îles très isolées de Boké et Boffa.
Le volet de renforcement des capacités des acteurs locaux, la formation de leaders d’associations, de femmes, de jeunes et d’enseignants a touché plusieurs centaines de personnes. Les membres de plus de 175 associations ont bénéficié de formations concernant la surveillance épidémiologique, l’hygiène, la pratique d’enterrements dignes et sécurisés ou l’application des techniques d’identification des cas suspects. Près de 300 animateurs communautaires et agents communautaires de veille au niveau des débarcadères (assurant la surveillance des quais) ont été formés et disposent désormais de compétences avérées en matière de mobilisation sociale.