Projet terminé
(USAID / OFDA- Office of US Foreign Disaster Assistance)
Depuis ses débuts, le projet vise à assurer aux communautés ciblées un meilleur accès à la nourriture, notamment pendant la période de soudure. Durant cette phase, généralement sans récolte, la population, qui doit puiser dans les réserves de céréales de plus en plus maigres, se trouve dans une situation critique. Afin de réduire la vulnérabilité de ces communautés, plusieurs types d’action ont été entreprises : sécurisation de la production de céréales et de légumes par la fourniture d’intrants agricoles ; réhabilitation ou creusage de puits (diminuant le fardeau des femmes qui doivent marcher de trente minutes à une heure tous les jours afin d’aller chercher de l’eau pour la maison et les parcelles maraîchères); dispense de formations (amélioration des techniques de cultures, économie d’eau) ou encore transferts monétaires pour répondre aux besoins immédiats des ménages.
La 4e phase s’adresse aux ménages touchés par la crise alimentaire dans les villages non bénéficiant de projets antérieurs. L’appui à ces populations vulnérables a notamment pris la forme de distributions de céréales et de graines de légumes, d’outils agricoles communautaires et d’aliments pour le bétail, aux ménages disposant de petits troupeaux (5 988 têtes de bétail identifiées comme très affaiblies ont reçu des rations alimentaires).
Les activités de distribution de semences et d’intrants agricoles ont bénéficié à 77 016 bénéficiaires (dont 40 048 hommes et 36 968 femmes). Plus de 6400 ménages vulnérables ont été soutenus (dont 508 dirigés par une femme) et ont étalé leur autosuffisance céréalière sur quatre mois.
De leurs récoltes, les agriculteurs ont tiré plus de 50 000 $ CAD de profit, en plus de pouvoir constituer des réserves agricoles.
Les activités de production maraîchère (distribution et formation technique en plantation, en entretien et en lutte contre les ravageurs) ont été suivies par 13 500 femmes. Elles ont réalisé plus de 13 000 $ CAD de profit en vendant les légumes, tout en pouvant nourrir leurs familles. De plus, 9 498 arbres fruitiers ont été plantés dans les jardins maraîchers pour lutter contre le vent et les fortes températures.
L’autre composante du projet vise à accroître la résilience des communautés concernées. Des séances de formation ont été organisées pour réduire leur vulnérabilité. Plusieurs aspects ont été traités, dont le maintien de la sécurité alimentaire des ménages en conditions de sécheresse récurrente, l'adoption possible de systèmes de culture alternatifs, le stockage naturel des graines, les méthodes de lutte antiparasitaire et l'accès au marché. Le projet a également porté sur la sensibilisation à la nécessité de mettre en place des greniers communautaires de sécurité alimentaire. Un module a été dispensé sur 25 sites de formation, avec la participation de 20 personnes par site.
Afin d'augmenter la portée de l'information et de couvrir l’ensemble de la zone, tous ces sujets ont été présentés et traités dans le cadre de trois émissions de radio diffusées sur quatre stations.
Des réunions ont également été organisées avec les communautés soutenues lors des phases précédentes afin de renforcer leurs stratégies d'adaptation positives.
Au terme du projet, il apparaît que les communautés ciblées ont développé de meilleures stratégies de résilience grâce à la production céréalière et aux méthodes de stockage, ont amélioré leur santé grâce à une meilleure nutrition, jouissent d’un climat plus paisible grâce à la réduction du stress alimentaire et économique, et ont instauré une meilleure relation avec les autorités locales et les agences gouvernementales. Enfin, les femmes de ces communautés ont bénéficié du renforcement des capacités organisationnelles, ce qui favorise leur autonomisation.
éleveurs ayant bénéficié d’appui
personnes formées sur le contrôle des parasites et des maladies nuisibles aux plantes
organisations de femmes mises en place tout au long du projet
animaux sauvés