Communiqué de presse

Le Nigeria rejoint un effort régional pour faire du commerce un levier pour les femmes en Afrique de l’Ouest

Nigeria

Lagos, Nigeria, 29 octobre 2026 – À l’hôtel Marriott d’Ikeja, TradeMark Africa et le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), en partenariat avec le ministère fédéral de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement (FMITI) et avec l’appui financier d’Affaires mondiales Canada, ont lancé le projet Faire du commerce un levier pour les femmes en Afrique de l’Ouest (Projet MTWW).

Ce lancement au Nigeria marque une nouvelle étape dans une initiative régionale menée par TradeMark Africa et le CECI afin de lever les obstacles qui limitent la participation des femmes au commerce transfrontalier et leur accès aux marchés régionaux.

Plus de 100 personnes représentant des organismes gouvernementaux clés, des institutions financières, des associations de femmes et des entreprises ont participé à l’événement. Dans une atmosphère dynamique marquée par l’enthousiasme et une volonté commune de voir davantage de femmes réussir dans le commerce, le lancement a offert aux commerçantes l’occasion de faire entendre leurs voix, de partager leurs expériences et d’exprimer leurs aspirations. Leur mobilisation a mis en lumière le rôle essentiel que jouent les femmes dans le commerce transfrontalier ainsi que les possibilités qui s’ouvrent lorsqu’elles disposent d’un meilleur accès aux ressources et à l’accompagnement nécessaires pour développer leurs activités.

Les commerçantes continuent de faire face à des défis importants, notamment un accès limité aux marchés et au financement, des coûts et des risques plus élevés aux frontières, ainsi que des difficultés à tirer pleinement parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le projet MTWW vise à permettre aux commerçantes du Nigeria, du Ghana, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Togo de commercer dans des conditions plus sûres et plus favorables à leur prospérité économique. En collaboration avec les gouvernements, les associations de commerçant·es, les acteurs du secteur privé et des partenaires régionaux, le programme soutiendra directement 80 000 personnes, dont 70 % de femmes, et bénéficiera indirectement à 20 000 commerçant·es supplémentaires.

Le projet contribuera à renforcer les compétences des commerçant·es, à consolider leurs entreprises, à promouvoir des postes-frontières plus sécuritaires et davantage sensibles aux enjeux de genre, ainsi qu’à appuyer des politiques favorisant la pleine participation des femmes au commerce régional.

Au Nigeria, le programme bénéficie du soutien du FMITI. S’exprimant au nom du ministère, M. Dayo Okewole a reconnu les défis auxquels les femmes sont confrontées dans leurs activités commerciales ainsi que les efforts déjà déployés par le gouvernement pour y répondre.

« Nous nous réjouissons de ce projet, car il nous permet de travailler main dans la main avec nos partenaires afin que le commerce profite davantage aux femmes au Nigeria. »

Il a souligné que les femmes représentent 70 % des personnes engagées dans le commerce transfrontalier informel et constituent une part importante des petites et moyennes entreprises.

« Ensemble, nous leur offrirons des compétences numériques et faciliterons leur accès au financement ainsi qu’aux réseaux d’importation et d’exportation. »

M. Kwamina Ekremet, directeur par intérim pour l’Afrique de l’Ouest anglophone à TradeMark Africa, qui s’exprimait au nom du consortium, a rappelé que :

« Le commerce ne pourra atteindre son plein potentiel tant que les femmes continueront de faire face à des obstacles limitant leur capacité à transporter leurs marchandises, à accéder aux marchés et à développer leurs entreprises. »

Soulignant l’importance du partenariat avec le FMITI, il a indiqué que la participation du Nigeria s’inscrit dans un engagement plus large à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest visant à rendre le commerce transfrontalier plus sûr, plus inclusif et plus efficace.

« En travaillant avec les gouvernements, les associations de femmes et les administrations frontalières, les entreprises pourront tirer pleinement parti de l’intégration régionale. »

Halima Ouattara, coordonnatrice régionale du projet MTWW au CECI, a indiqué que le programme aidera les femmes à mieux naviguer dans les systèmes commerciaux tout en contribuant à leur amélioration.

Elle a invité les institutions à se mobiliser pour soutenir des solutions durables qui renforceront le pouvoir économique des femmes et faciliteront l’accès des entreprises dirigées par des femmes aux marchés et aux occasions d’affaires régionales.

Le lancement a été précédé d’une visite au poste-frontière de Sèmè, où des membres du consortium et plusieurs parties prenantes ont rencontré des responsables des douanes ainsi que des associations de femmes afin de mieux comprendre les réalités vécues par les commerçant·es sur le terrain.

Cette visite a notamment permis de constater l’existence d’un refuge récemment mis en place pour les femmes qui traversent la frontière à des heures inhabituelles. Elle a également mis en évidence la nécessité de renforcer la sensibilisation aux procédures commerciales, aux systèmes en place et aux possibilités offertes aux commerçant·es, parmi d’autres priorités.

Le projet MTWW est mis en œuvre par TradeMark Africa et le CECI avec l’appui financier d’Affaires mondiales Canada. De 2026 à 2030, le consortium collaborera avec des institutions nationales et régionales, des organisations de la société civile, des associations professionnelles et des réseaux de commerçantes dans les six pays participants.

En éliminant les obstacles auxquels les commerçantes sont confrontées et en renforçant leur capacité à participer aux marchés formels et régionaux, le projet MTWW vise à faire du commerce un levier pour des entreprises plus solides, de meilleurs moyens de subsistance et une croissance économique plus inclusive.

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