
Nouvelle
Face aux conséquences persistantes de la crise humanitaire au Mali, le projet EHRA a accompagné pendant deux ans les populations déplacées et les communautés hôtes des régions de Tombouctou, Ségou et Bandiagara. Grâce à des interventions en assistance alimentaire, en eau, hygiène et assainissement, en protection et en soutien aux ménages vulnérables, le projet a contribué à améliorer les conditions de vie de plus de 218 000 personnes. Il a été rendu possible grâce au financement du gouvernement des États Unis.
Mis en œuvre de 2024 à 2026 par le CECI avec les organisations maliennes ASG et ALPHALOG, le projet accordait une attention particulière aux femmes et aux filles, qui représentaient 70 % des personnes rejointes par les activités.
Dans le secteur de l'assistance alimentaire, 43 392 personnes, soit 7 232 ménages, ont reçu une aide alimentaire d'urgence ou saisonnière afin de faire face à l'insécurité alimentaire. Cette assistance a permis aux ménages accompagnés de disposer d'une alimentation plus régulière et de mieux répondre à leurs besoins quotidiens.
Le projet a également permis d'améliorer les conditions d'hygiène et de prévenir les risques de maladies grâce à des activités de sensibilisation ayant rejoint 84 810 personnes. Par ailleurs, 33 330 personnes ont reçu des kits d'hygiène et d'assainissement comprenant notamment du savon, des récipients sécurisés et des produits de traitement de l'eau. Une attention particulière a été portée aux besoins des femmes et des filles, avec la distribution de kits et des formations sur la gestion de l'hygiène menstruelle auprès de 500 participantes.
La protection des femmes et des filles a constitué un autre axe central du projet. Plus de 73 900 personnes ont participé à des activités de sensibilisation sur les violences basées sur le genre et les mécanismes de protection communautaire. Vingt espaces sûrs ont été mis en place dans les régions d'intervention, permettant à 8 228 femmes et filles d'accéder à des services d'accompagnement, d'écoute et d'orientation. Le projet a également mobilisé 820 leaders communautaires, religieux, hommes et garçons afin de renforcer la prévention des violences et de favoriser des changements durables au sein des communautés.
Enfin, 15 870 personnes ont reçu des kits d'urgence et des équipements essentiels, tels que des articles de cuisine, des couvertures et des nattes, afin de mieux répondre à leurs besoins immédiats dans un contexte de déplacement ou de grande vulnérabilité.
Au-delà de l'aide humanitaire apportée, le projet EHRA a misé sur une approche fondée sur la localisation de l'aide et la redevabilité envers les communautés. L'ancrage local des partenaires ASG et ALPHALOG, le recrutement de proximité ainsi que l'implication des services techniques de l'État ont permis de maintenir l'accès humanitaire dans des zones parfois isolées ou difficiles d'accès. Le projet s'est également appuyé sur des outils innovants, notamment un système numérique de cartes bénéficiaires à code-barres, une ligne verte et des mécanismes de gestion des plaintes, afin de renforcer la transparence et la qualité des services offerts aux communautés.
Alors que le projet EHRA prend fin, les résultats obtenus témoignent de l'importance d'une réponse humanitaire qui s'appuie sur les capacités locales et les priorités des communautés. Grâce à la collaboration étroite entre les partenaires maliens, les autorités locales et les communautés elles-mêmes, des milliers de personnes ont pu accéder à une aide essentielle et à des services de protection adaptés à leurs besoins.