Vivre le Népal à distance

Népal
Publié par : Vincent Auclair

C’est confortablement assis dans mon bureau au sommet du Mont-Gabriel à Sainte-Adèle, Québec, que je vais partager avec vous mon expérience Népalaise pour les 3 prochains mois.  Ce faisant, j’espère réussir à vous transmettre l’énergie et l’enthousiasme qui m’habitent à faire une petite différence au cœur de l’Himalaya.

J’ai débuté mon mandat (il s’agit de mon premier mandat à distance) à titre de conseiller en développement des affaires pour un ONG du Népal : T-Help   Trans-Himalayan Environment and Livelihood Program, le 7 juin dernier.

T-HELP est une organisation apolitique, non gouvernementale et à but non lucratif affiliée au Conseil de la protection sociale et est enregistrée au Bureau de l’administration du district de Katmandou depuis 2008.

L’organisation est composée de professionnels dévoués qui ont acquis des connaissances et de l’expérience dans différents domaines sociaux et entrepreneuriaux. L’équipe de T-HELP est motivée par la cause d’apporter des changements positifs dans l’attitude et la vie des personnes marginalisées vivant dans l’Himalaya et d’autres régions vallonnées du Népal.

Je crois que j’étais plus stressé que tous les autres mandats terrains que j’ai effectués dans le passé. Peut-être est-ce dû à l’absence du chaos ordonné des rues qui me menaient au bureau, des couleurs et des  parfums des villes dans lesquelles je me retrouvais ou le contact quotidien avec les personnes qui deviendront, au cours des semaines, des amis.  J’entreprenais donc mon mandat à distance un lundi matin, à 6 :15  (16 :30 à Katmandou  pour être exact). Je dois avouer que j’étais debout depuis 4 :30 à revoir mes notes et à boire du café. On ne peut que faire une première bonne impression.

Mais, lorsque la vidéoconférence a débuté et que les visages tout sourire  de mes collègues de travail sont apparus sur l’écran de mon ordinateur, le stress a disparu;  sans même le réaliser, me voilà transporté au Népal. Les échanges sont cordiaux, nous discutons du mandat, de l’organisme, de mon rôle, de leurs attentes et des défis. Mais avant toutes choses, nous parlons de nous, qui nous sommes, nos expériences, nos projets. N’est-ce pas là  l’une des raisons pour lesquelles nous faisons du volontariat, c’est la découverte de l’autre, des relations que nous tissons au fil du temps. D’ailleurs, je tiens à confirmer l’adage « que le monde est petit » car dans l’une de mes conversations, j’ai appris qu’un membre de T-Help Nepal connaissait bien une de mes anciennes collègues du Vietnam.

Je suis donc maintenant bien en selle pour mon premier mandat à distance. Toutefois, comme tout mandat de volontariat international,  les défis sont grands. Outre les défis liés aux fuseaux horaires, aux bugs technologiques, à la situation économique et politique du Népal et aux différences de cultures et de langues, nous devons ajouter un défi de taille : la Covid-19.   Je vous invite d’ailleurs à lire le blogue de notre collègue Rébecca Therrien, qui effectue présentement un mandat à distance en tant qu’agente en communication, également avec T-Help Népal. Elle y décrit très bien la situation et de l’évolution de la Covid-19 au Népal. Je partage avec elle ses sentiments et ses angoisses.

Lors de mon prochain blogue, je vous parlerai plus en détails de T-Help, de ses interventions sur le terrain et de ses projets d’avenir.

Merci de m’avoir lu et je  vous invite à me suivre tout au long de mon mandat.

DHANYAVAD (MERCI)

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